Entrevue avec Chantal Gabriot

Chantal GabriotChantal Gabriot est coordonnatrice du Réseau de développement économique et d’employabilité du Nunavut, le RDÉE Nunavut, depuis 2001. Le Nunavoix l’accueille dans le cadre d’une série d’entrevues à l’occasion du 25e anniversaire de l’Association des francophones du Nunavut.

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler ici à Iqaluit et quel y a été votre parcours ?

C’est le hasard des conversations. J’habitais au Québec et le père de l’un de mes amis avait emménagé à Iqaluit. On entendait dire qu’il y avait beaucoup de travail : l’hôtel le Frobisher Inn prenait de l’expansion et manquait de ressources humaines. Je venais alors de vendre mon entreprise au Québec et j’ai décidé, en compagnie de quatre autres Québécois, de venir vivre l’expérience du grand Nord et de travailler au Frobisher Inn. Après plus d’un an, je songeais à retourner au Sud lorsque j’ai rencontré Daniel Cuerrier qui avait besoin de quelqu’un pour le développement du tourisme. Comme le projet m’intéressait et que je connaissais un peu le domaine, j’ai accepté.

Comment est-ce que le RDÉE Nunavut a été créé à Iqaluit ?

C’était en 2000 et Stéphane Cloutier en était le coordonnateur. C’était un réseau pancanadien qui se mettait sur pied pour favoriser le développement économique et l’employabilité chez les communautés francophones hors Québec.

Quelle est l’importance d’un organisme comme le RDÉE ?

C’est important pour l’ensemble des francophones hors Québec. C’est une façon de donner une reconnaissance aux francophones et de leur permettre de participer au développement de la communauté ; le RDÉE permet aux francophones de prendre leur place au Nunavut et d’y apporter leur spécificité. Il est aussi primordial de faciliter l’employabilité des francophones si l’on veut que la communauté prospère.

De quelle façon est-ce que le RDÉE a pris de l’expansion au fil des ans ?

C’est grâce à des partenaires locaux comme le Nunavut Tourism et le ministère du Développement économique et des Transports. Ils nous ont permis de développer des vrais outils de promotion : guide, film, site Internet, etc. Cela nous a permis d’asseoir notre crédibilité.

Quels sont les dossiers importants que vous traitez actuellement ?

Notre gros projet est celui du tourisme culturel et d’apprentissage. C’est un concept qui vise à adapter l’offre des produits touristiques et culturels disponibles au Nunavut à la demande des marchés francophones. Ce projet implique plusieurs partenaires et demande beaucoup de ressources humaines. Nous formons, par exemple, des familles inuites afin qu’elles puissent recevoir chez elles les touristes francophones.

Auriez-vous un vœu à adresser aux francophones dans le cadre des festivités du 25e anniversaire de l’AFN ?

J’aimerais que tous les francophones soient fiers de leur culture, peu importe de quelle partie de la francophonie ils proviennent. Que la francophonie brille par sa diversité au Nunavut !

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Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.

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